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Plantez des haies et favorisez la biodiversité sur notre territoire!

Dernière mise à jour : 17 oct. 2023

A l'occasion de la Journée nationale de l'Arbre (Dag vum Bam) qui aura lieu le 18 novembre prochain au Luxembourg, CELL invite les citoyen.nes à venir planter une haie mellifère de 100 mètres de longueur dans le jardin-forêt de Silva Edulis à Godbrange (Junglinster). Pourquoi une haie plutôt qu’un arbre? Parce qu’une haie est un super-protecteur pour la biodiversité et les pollinisateurs !

Source: © www.cerfrance49.fr

On connaît bien les haies pour leur utilité dans nos jardins: elles nous permettent de délimiter notre terrain, de nous cacher du vis-à-vis ou encore, de nous mettre à l’abri du vent. Sans compter qu’une haie apporte une jolie de touche de verdure à notre extérieur. Mais l’utilité d’une haie ne s’arrête pas là! Vous allez voir que les haies ont des pouvoirs insoupçonnés. Car les haies nous aident aussi à lutter contre le dérèglement climatique et à protéger notre planète.


Qu’est-ce qu’une haie ?


Une haie est une clôture végétale linéaire, qui permet de délimiter un espace, un jardin, une route, un champ… Une haie peut être d’origine sauvage ou créée avec l’intervention de l’être humain.

Une haie est constituée de plantes diverses de taille et de dimensions variables : arbres (tilleul, saule, pommiers…), arbustes, fruitiers (mûriers, framboisiers…) ou non, épineuses (aubépine…), à feuillages persistants (laurier noble, houx) ou caduques, etc. Parmi le catalogue infini des espèces végétales, plusieurs milliers conviennent à la conception d’une haie. Eh oui, la richesse de la haie est sans limite. Même au Luxembourg ! Il suffit de consulter la liste des plantes indigènes labellisées « Heck vun Hei » sur le Portail de l’Environnement pour s’en rendre compte.


Les super-pouvoirs de la haie


Incroyablement variées, les haies sont précieuses et bénéfiques pour la planète car elles permettent de préserver la biodiversité. Super-alliées du jardinage et de l’agriculture, les haies permettent de retenir l’eau dans le sol (diminution de l’évapotranspiration), ce qui devient de plus en plus indispensable avec le réchauffement climatique, et de protéger les sols de l’érosion et de l’assèchement. De plus, elles apportent les matières organiques nécessaire au maintien d’un sol fertile.


Par ailleurs, la végétation luxuriante des haies constitue un abri de choix pour la faune sauvage, tels que les oiseaux, les écureuils, les hérissons, les rongeurs, ou encore, les pollinisateurs.


Pourtant, malgré ses super-pouvoirs, la haie a tendance a disparaître de la surface de notre territoire.


Supprimer les haies, une pratique agricole encore trop répandue

Halicte de la scabieuse repérée au Château d'Ansembourg (Photo: CELL/Aline Ouvrard)
Halicte de la scabieuse repérée au Château d'Ansembourg (Photo: CELL/Aline Ouvrard)

Observez bien le paysage lors de votre prochaine balade à travers champs : vous verrez que les haies à l’état naturel ont tendance à disparaître au profit de vastes étendues de terres agricoles. En cause, des pratiques issues de l’agriculture industrielle basée sur l’utilisation de pesticides qui, progressivement, appauvrissent et assèchent les sols. Parallèlement, nombreux sont les agriculteurs qui n’hésitent pas à ratiboiser les haies sauvages se trouvant sur leurs terrains, soit dans le but d’étendre leurs cultures, soit pour laisser des ouvertures larges permettant le passage des engins agricoles.


Ces pratiques à la vision court-termiste, appauvrissent la biodiversité de façon dramatique. Chez nos voisins français, par exemple, le gouvernement a récemment fait état d'une perte de 70% du linéaire de haies présents sur le territoire en l'espace de 50 ans. Et la menace pèse particulièrement sur les haies de type mellifères (« qui produit du miel »), dont dépend la survie de nombreux pollinisateurs.


La haie mellifère, l’alliée des pollinisateurs


En réalité, la haie mellifère ne produit pas de miel mais elle produit une grande quantité de nectar et de pollen dont raffolent la plupart des insectes pollinisateurs : hyménoptères (abeilles, bourdons, guêpes, etc.), diptères (mouches, syrphes, etc.), coléoptères (cétoines, téléphores fauves, etc.) ou encore lépidoptères (papillons de jour et de nuit) trouvent dans les plantes fleuries des haies, la nourriture essentielle à leur reproduction et à leur développement.


Il arrive que les pollinisateurs et les haies entretiennent une relation d’interdépendance. Les plantes fleuries des haies contiennent le pollen et le nectar indispensables à la reproduction et à l’alimentation des insectes pollinisateurs. En butinant, les pollinisateurs activent le cycle de reproduction des plantes. On parle de relation mutualiste.


Privés de nourriture et d’abris, les insectes pollinisateurs meurent. Et en l’absence de pollinisateurs, presque toutes les espèces végétales à fleurs sont vouées à disparaître. Et tandis qu’on détruit les haies sauvages de nos paysages, le réchauffement climatique aidant, le sol s’appauvrit et s’assèche encore davantage… C’est le cercle vicieux.

Le papillon Robert-le-Diable, présent sur le territoire luxembourgeois (Photo: CELL/Aline Ouvrard)

(Re)planter des haies pour préserver la biodiversité


Face à la menace qui plane sur la biodiversité, la France a présenté fin septembre un « pacte en faveur de la haie » destiné à planter 50.000 km de nouvelles haies d’ici 2030. Au Luxembourg, il n’y a pas de chiffres portant sur la perte des haies sur le territoire, ni sur celle des insectes pollinisateurs.


Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’en Allemagne, la biomasse d'insectes volants a diminué de 75 % en l’espace de 30 ans. Et qu'en 10 ans, un tiers des espèces d’insectes ont disparu dans les forêts et prairies.Chacun sait désormais que préserver les insectes pollinisateurs est devenu une question de survie, non seulement pour la faune sauvage mais aussi pour l’espèce humaine.


Voilà pourquoi, à travers le projet Polynatur financé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, CELL a lancé un programme de plantation de haies qui permettront de préserver les sols, les pollinisateurs et la biodiversité sur le territoire du Grand Duché. Outre les ateliers de plantation participatifs organisés en automne, CELL offre régulièrement des formations pour permettre aux citoyen.nes de comprendre les avantages des haies mellifères et apprendre à les planter chez soi.



A l’occasion de la Journée nationale de l’Arbre, CELL et SOS Faim s'associent et invitent le public à rejoindre une action unique en son genre au Luxembourg : nous allons planter une haie mellifère de 100 mètres de long ! Cette journée participative et familiale se déroulera en deux temps, de 9h à 13h et de 14h à 17h (venez quand vous voulez/pouvez). Cela se passera sur le terrain de l'asbl Silva Edulis, à Godbrange (Junglinster).

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