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  • Marine Henry

Retour sur le Resilience Café No. 2: Stress-testing the Luxembourg food system

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Graphic recording par Caroline de Ocean Visual

Le second Résilience café a eu lieu jeudi 16 avril et portait sur la nourriture. La docteure Rachel Reckinger a introduit la séance par un état des lieux de la question au Luxembourg et de ses enjeux. Pour voir l’intervention complète c’est ici !

Le constat est clair : le Luxembourg est très loin de l’auto-suffisance alimentaire. La nourriture qui y est vendue et consommée provient en majorité de l’international, avec de longues chaînes d’approvisionnement et beaucoup d’externalités négatives. L’impact de ce type de nourriture est immense écologiquement et socialement.

De plus, la production alimentaire majoritaire du Luxembourg est peu diversifiée : le pays produit beaucoup de viande et de lait qui lui permettent un fort taux d’approvisionnement national mais produit très peu de fruits, légumes et poulets. Le défi ici est de diversifier la production, tout en organisant des réseaux de distribution en circuits courts et une plus grande facilité d’installation (foncier, salaires, valorisation des métiers…) et en favorisant une agriculture régénérative.

À une échelle individuelle et quotidienne, devenir consom’acteur est une base. Acheter local, en circuits courts, biologique… Un certain nombre d’initiatives existent déjà en ce sens au Luxembourg.

Cultiver sa nourriture est également possible, dans son jardin, chez un particulier qui ne l’utilise pas ou encore dans un des nombreux jardins communautaires du Luxembourg. Il suffit souvent d’en passer le portail pour y être accueilli à bras ouverts et commencer son apprentissage.

Pour sortir de la nourriture préparée et emballée, le volet cuisine est important. Des initiatives autour de l’aprentissage de la cuisine et des techniques de conservation des produits du jardin.

Le volet qualité l’est également : une certaine éducation sur la qualité des produits est peut-être nécessaire pour montrer à nouveau à quoi ressemble un bon pain au levain traditionnel avec des semences locales, une belle tomate goûteuse de saison, un fromage artisanal… La connaissance des plantes sauvages est aussi une compétence que plusieurs personnes peuvent offrir au Luxembourg.

Mais pour que chacun puisse consommer de manière éthique, il est important de faire connaître les initiatives alimentaires responsables.

Plusieurs sites internet offrent une cartographie d’initiatives : SOS faim avec « changeons de menu », les sites falling fruit et mundraub.org qui répertorient les lieux où récolter de la nourriture dans la nature, eisegaart qui répertorie les jardins communautaires (tout en prodiguant des conseils faciles à mettre en œuvre pour un potager aux plantes qui se plaisent ici)… Internet n’est pas le seul moyen ! Le bouche à oreille, les cadeaux, les évènements culturels…

Au moins deux magasins coopératifs existent au Luxembourg : OUNI qui agit sur le zéro déchet, et Altercoop qui est une coopérative de consommateurs en circuits courts.

La question du gaspillage alimentaire a été beaucoup discutée dans ce résilience café, avec plusieurs propositions. L’une des pistes est de jouer sur la consommation individuelle en promouvant des techniques culinaires ou des applications d’achat auprès des vendeurs en date courte comme too good to go. Une seconde serait de mettre en place des ateliers de conserverie pour permettre aux producteurs de proposer des produits préservés récoltés en saison.

L’impact de notre nourriture doit être montré, avec des initiatives comme celles de la visualisation de son empreinte carbone, l’impact social également sur les conditions de travail des personnes, la consommation d’eau et les externalités négatives.

Des incitations politiques sur les lieux de production/vente à grande échelle et les lieux de restauration collective sont attendues avec plus de bio, une gestion du gaspillage alimentaire et des déchets organiques, une consommation locale et de saison…

Un des freins principaux à l’autosuffisance alimentaire du Luxembourg est le coût du foncier pour les personnes qui souhaiteraient s’établir.Plusieurs groupes ont proposé des solutions : incitation du gouvernement, terres agricoles publiques réservées au maraîchage biologique en petites exploitations, achat groupé par des particuliers de terres pour les revendre à taux zéro ou modique à des maraîcher-es, promotion des jardins partagés, de l’agriculture urbaine, plantation d’essences comestibles dans l’espace public…

Les citoyens et les pouvoirs publics ont le pouvoir de faire changer le paysage alimentaire du Luxembourg en collaborant sur des initiatives novatrices. Cette discussion autour de la résilience alimentaire a ouvert des pistes et rappelé l’existence des initiatives qui sont déjà en place et qui méritent de devenir connues de tou·te·s !

Résumé de Marine Henry

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